Objet : MESSAGE AU PERSONNEL ENSEIGNANT - MODALITÉS POUR LA CONTINUATION DU TRIMESTRE D'HIVER


INFO DIRECTION

Mercredi 25 mars 2020

MESSAGE AU PERSONNEL ENSEIGNANT – MODALITÉS POUR LA CONTINUATION DU TRIMESTRE D’HIVER

Chères enseignantes, chers enseignants,

Comme vous le savez, la Commission des études s’est réunie le jeudi 19 mars pour examiner les mesures destinées à permettre la reprise du trimestre d’hiver au-delà du 27 mars prochain. La Commission a longuement délibéré avant de formuler une recommandation qui a été adoptée à l’unanimité. Cette proposition a ensuite été entérinée le lendemain par le Conseil d’administration, avec quelques légers ajustements destinés à en assurer la compatibilité avec les consignes ministérielles. Les mesures adoptées par le Conseil ont été résumées le soir même dans une mise à jour publiée sur le site Info coronavirus. Le texte complet de la résolution et l'avis d'inscription sont disponibles ici. Je souhaiterais ci-dessous en rappeler les principaux éléments en y apportant quelques commentaires et précisions afin de vous aider dans votre planification.

Dispositions générales
  • Le calendrier universitaire est maintenu. Le trimestre se terminera donc à la date initialement prévue, soit le 26 avril pour le plus grand nombre des programmes. Il faut donc comprendre que le calendrier du trimestre d’hiver sera comprimé de deux semaines (correspondant à la suspension des activités du 14 au 27 mars). Dans ce contexte, il revient à l’enseignante, l’enseignant de déterminer les contenus et les évaluations nécessaires à l’atteinte des objectifs de formation.
     
  • Toutes les échéances pour la remise de travaux ou la tenue d’examens pendant la période de suspension des activités académiques en mode présentiel ou en ligne du 14 au 27 mars 2020 sont reportées au-delà du 27 mars pour tous les types de cours sans exception, y compris les cours hybrides ou les cours en ligne. Aucune pénalité ne sera donc encourue pour un retard à remettre un travail pendant cette période.
     
  • Les évaluations complétées avant le 14 mars demeurent et contribuent à la note finale de l’activité sous forme de note littérale, en conformité avec le barème prévu dans l’entente d’évaluation.
     
  • Dans la mesure du possible, les modes d’évaluation devront respecter les ententes d’évaluation en vigueur. Si des modifications doivent être apportées à ces dernières pour tenir compte du contexte d’urgence sanitaire (par exemple : impossibilité de tenir un examen en mode présentiel), elles se feront dans un esprit d’assouplissement et d’ouverture aux situations vécues par les étudiantes, étudiants. Ces modifications seront déterminées par l’enseignante, enseignant avant le 27 mars, et communiquées au groupe-cours de même qu’à la direction départementale qui les transmettra au décanat.
     
  • L’évaluation des enseignements normalement prévue du 23 mars au 5 avril est annulée en raison du contexte.
Modalités de prestation des cours

Plusieurs voies s’offrent aux enseignantes et enseignants pour mener le trimestre à terme. Pour plusieurs, la migration vers l’enseignement en ligne sera une solution pertinente. Mais il est important de souligner que le passage vers des séances enregistrées et diffusées en ligne n’est que l’une des options possibles. D’autres types d’activités peuvent être imaginées – à l’exclusion bien sûr de celles qui exigent la présence physique des personnes. Cela peut se traduire par des lectures ou des travaux supplémentaires, ou par la mise à la disposition du groupe-cours de matériel pédagogique par courriel ou via Moodle. Selon le contexte qui lui est propre et selon les spécificités de sa discipline, chaque enseignante ou chaque enseignant aura à déterminer la meilleure façon de poursuivre les apprentissages. Si la migration en ligne est retenue, les instances demandent que les contenus demeurent accessibles en différé, afin de tenir compte des contraintes diverses auxquelles seront soumis nos étudiantes et étudiants.

Souplesse des dispositions

Il convient enfin de souligner que la formule adoptée par nos instances se veut empreinte de souplesse, et qu’elle est soucieuse de s’adapter à toutes les situations individuelles. L’ouverture aux exceptions est inscrite au cœur même de la proposition. Pour certains groupes, il faudra des solutions hors normes. Et pour chacune et chacun, il faudra des voies de sortie pour éviter qu’une épreuve collective devienne l’occasion d’un échec individuel. J’attire donc votre attention sur les dispositions suivantes :
  • Pour les cas d’exception liés à une activité ou à l’ensemble d’un groupe-cours, la personne responsable de l’activité doit informer sa direction de département, qui avise la faculté ou l’école et propose, pour validation, des mesures de remédiation.
Cette disposition peut s’appliquer à tous les cas qui posent des difficultés insolubles en raison de contraintes diverses, notamment mais non exclusivement celles qui sont liées à la nature de la discipline. On peut songer ici à certains types d’ateliers ou de laboratoires. Ce recours couvre aussi toutes les situations d’urgence et cas de force majeure qui peuvent résulter de la crise sanitaire elle-même. Les facultés pourront dans de tels cas autoriser des solutions exceptionnelles, par exemple le recours à la notation Succès / Échec.
  • En ce qui concerne les cas d’exception de nature individuelle, toute étudiante, tout étudiant pourra choisir d’abandonner les activités auxquelles il est inscrit au trimestre actuel sans mention d’échec.
La date pour les abandons sans mention d’échec est fixée au 26 avril, dernière journée du trimestre.
  • Si une étudiante, un étudiant se trouve dans l’incapacité de suivre les enseignements en ligne faute de matériel informatique adéquat ou pour d’autres raisons liées au contexte de pandémie, mais qu’il ou elle désire terminer le cours au-delà de la date de fin du trimestre d’hiver 2020, le délai pour la conversion de la lettre I (Incomplet) en note littérale sera exceptionnellement prolongé jusqu’au début du trimestre d’automne 2020. 
Cas des stages

Les stages posent des défis particuliers. Les solutions devront être déterminées au cas par cas. Les principales dispositions adoptées par les instances à cet égard sont les suivantes :
  • Les directions de programme, en collaboration avec les facultés/école et les partenaires impliqués, sont invités à trouver des mesures de remédiation, dans le respect des consignes et des informations qu’elles sont susceptibles de recevoir des milieux de stage ou des ordres professionnels.
     
  • Les responsables des stages devront d’abord déterminer si l’évaluation du stage est possible en vertu des modèles proposés. Des activités de substitution pourront être proposées lorsque c’est possible.
     
  • Toutes les décisions prises seront acheminées à la faculté/école et sanctionnées par les doyennes, doyens. 
Il va de soi que ces grandes lignes ne couvrent pas tous les cas de figure possibles. D’autres précisions seront apportées dans les meilleurs délais compte tenu des circonstances.

Le monde entier en ce moment est mis à l’épreuve. Les mesures hors du commun que nous imposent le gouvernement et la Direction de la santé publique ont pour but, nous le savons, d’atténuer la propagation de l’épidémie en réduisant toutes les occasions de contact entre les personnes.

Le gouvernement du Québec a décrété que ces mesures resteraient en vigueur au moins jusqu’au 1er mai pour les écoles, les cégeps et les universités notamment, et nous ne pouvons rien présumer quant à l’évolution de la pandémie. Les mesures de distanciation sociale posent un défi énorme à l’activité normale de l’Université, mais l’obstacle n’est pas insurmontable. Il faut que l’UQAM continue à vivre malgré cette incertitude. Répondre collectivement à ce défi dans le souci de chacune et de chacun me semble être dans le droit fil de nos valeurs et de notre mission. Je vous remercie d’avance de votre contribution à cet effort. Ensemble, nous nous en sortirons.

Bien cordialement,

Jean-Christian Pleau
Vice-recteur à la Vie académique



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